Marie: une prophétesse au regard protestant

Publié le 15 juillet 2026 à 16:54

Prédication du 8 Mars 2026

Marie, une prophétesse au regard protestant

Vous savez sans doute qu’aujourd’hui 8 Mars est la journée de la femme. Aussi en préparant cette prédication, j’ai eu à cœur de mettre à l’honneur une femme.

Beaucoup de femmes sont inspirantes et font partie des héros de la foi. On les aime toutes, mais il y en a une en particulier sur laquelle on ne prêche pas beaucoup dans le milieu évangélique, c’est Marie, la maman du Seigneur Jésus.

Dans le monde protestant, on s’auto-censure pour ne pas prêcher sur les textes qui la concernent. Sans doute par réaction au milieu catholique, mais c’est dommage car c’est une perte.

Myriam en hébreu signifie « celle qui est aimée », même s’il y a d’autres significations qui sont liées à la mer et signifiant « amère » ou « goutte de mer », voire aussi « rebelle ou exaltée », marquant un caractère fort et déterminé.

Et nous allons voir que Marie est bien tout cela à la fois, elle est aimée de Dieu car elle a eu la faveur de Dieu, une faveur qu’aucune autre femme n’a reçue.

Elle a aussi connu l’amertume dans son âme au pied de la croix où son fils bien-aimé a été crucifié à 33 ans.

Elle s’est considérée elle-même comme une petite goutte d’eau dans la mer, apportant sa contribution à l’humanité en lui donnant Son seul Sauveur.

Elle était aussi une adoratrice hors pair et avait un caractère fort et déterminée dans ses décisions. C’était une femme énergique, quand elle poussa son fils aux noces de Cana à faire son premier miracle.

C’est pour cela qu’à mes yeux, Marie est à la fois très protestante et bien sûr très juive aussi.

Commençons par lire Luc 1 : 46-55

Juste après l’annonce de l’ange Gabriel à Marie, celle-ci décide de se rendre chez sa cousine Elisabeth. Elle savait que seule Elisabeth pourrait la comprendre, car elle vivait elle aussi une expérience proche de la sienne puisqu’elle était enceinte de Jean-Baptiste, alors qu’elle était âgée.

Elisabeth vivait ainsi une expérience similaire à celle de Sara, la femme d’Abraham. Donc, qui mieux qu’Elisabeth pouvait comprendre Marie ?

Luc 1 : 39 nous dit « Dans les jours qui suivirent, Marie se mit en route »  et le texte explique qu’elle se rendit en hâte chez Elisabeth.

A peine arrivée, Marie reçoit une confirmation des paroles de l’ange Gabriel par Elisabeth elle-même, qui  exerce la parole de connaissance, puisqu’elle lui dit aux versets 42-43 :

« Dieu t’a bénie plus que toutes les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras ! Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

A l’époque, il n’y avait pas la messagerie internet ni les téléphones. Elisabeth ne pouvait pas savoir que l’Ange Gabriel avait fait une annonce à Marie trois jours auparavant.

C’est au moment où Marie est arrivée chez elle, qu’Elisabeth a été remplie du Saint-Esprit et a exercé le don de connaissance.

Et c’est en réponse à cette confirmation que Marie reçoit d’Elisabeth, à savoir qu’elle a été choisie pour mettre au monde le Fils de Dieu,  que Marie prononce le Magnificat.

On l’appelle ainsi car c’est le premier mot du texte dans la traduction latine de la Bible de Jérôme, c’est-à-dire La Vulgate : Magnificat animea mea Dominum et signifie : « elle célèbre, mon âme, le Seigneur ». Elle loue Dieu pour la grâce qui lui a été faite, à elle ainsi qu’ au peuple d’Israël.

Dans ce cantique, elle va montrer combien elle est une femme de foi et à quel point elle est attachée aux Saintes Ecritures et combien elle se soumet à elles en toutes choses.

 C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé cette prédication « Marie, une prophétesse au regard protestant », car elle regarde sans cesse aux Ecritures, elle les cite de mémoire tout en les adaptant et elle prophétise sur la vie de son enfant.

Son cantique ressemble à celui d’Anne lorsqu’elle a consacré à Dieu son fils Samuel. Certains groupes de mots sont tirés plus ou moins exactement de l’Ancien Testament.

Elle cite : Genèse 17, Job 5 et 12, 1 Samuel 1 et 2, les Psaumes 34, 35, 89, 98, 103, 107, 111 et Michée 7.

On voit combien Marie était imprégnée des Ecritures, particulièrement de la poésie de l’Ancien Testament. J’ignore si elle savait lire mais elle allait sans doute très régulièrement à la synagogue au point d’avoir mémorisé les textes bibliques. Elle devait les connaître et les aimer depuis son enfance. Elle les a tellement assimilés qu’elle est capable de les citer de mémoire et de les adapter à sa situation présente.

Ainsi Marie était une prophétesse avec une fibre poétique.

C’était une femme de paroles : elle gardait dans son cœur les paroles des anges, des bergers, des rois mages et les repassait dans son cœur.

Marie était une femme de foi. Elisabeth le confirme au verset 45, elle dit à Marie :

« Tu es heureuse, tu as cru que le Seigneur accomplira ce qu’il t’a annoncé. »

Cela laisse supposer que Marie ne s’est pas rendu chez Elisabeth  dans une attitude empreinte de scepticisme, mais plutôt dans une attitude joyeuse et dans le but de recevoir une double confirmation : vérifier qu’Elisabeth sa parente était bien enceinte lui amènerait une confirmation supplémentaire pour elle-même, à savoir que sa grossesse irait bien à son terme comme celle d’Elisabeth, puisque Marie est restée auprès de sa cousine jusqu’à la naissance de Jean Baptiste. (V56) C’était donc un puissant encouragement pour Marie.

Marie savait discerner les personnes auxquelles elle pouvait faire confiance. Elle ne restait pas seule mais elle savait rejoindre ceux qui vivaient des expériences similaires pour être comprise et encouragée.

Quel est le plan du Magnificat ? Il est assez simple :

Marie qui est une adoratrice commence par louer Dieu pour la grâce particulière qu’Il lui a faite. Elle parle de Sa fidélité, de Sa puissance, de Sa sainteté et de Sa miséricorde.

Dans la deuxième partie, Marie loue Dieu pour la grâce particulière qui est faite au peuple d’Israël par l’enfant qu’elle porte. Elle savait que la naissance de cet enfant serait l’accomplissement des promesses faites précédemment à Abraham et à son peuple.

Elle sait que la bénédiction qu’elle a reçu n’est pas seulement pour elle, mais pour tout Israël et aussi pour toutes les nations, puisque la promesse faite à Abraham indiquait que toutes les nations de la terre seraient bénies au travers de lui.

Marie savait se positionner dans le cours de l’histoire biblique. Elle était au clair avec elle-même concernant sa propre identité et sa mission dans ce monde.

Marie se considérait comme partie intégrante du reste pieux qui avait servi l’Eternel, alors qu’elle était toute jeune, on pense qu’elle avait entre 14 et 16 ans grand maximum.

C’est remarquable à un si jeune âge, pendant la période de l ’adolescence où on ne sait généralement pas trop qui on est, Marie, elle connaissait son identité en Dieu.

 Au verset 47, elle appelle Dieu Son Sauveur, ce qui laisse entendre qu’elle n’était pas sans péché. Mais elle était parfaitement consciente de l’immense grâce qui lui était faite, que les humains la diraient « bienheureuse », donc elle prophétise le bonheur et la grandeur sur son avenir et même sur l’avenir de son nom après sa mort.

Elle sait que Dieu le Tout-puissant a fait pour elle des choses magnifiques.

Marie est une adoratrice, remplie de reconnaissance envers Dieu. Elle exalte Son Dieu. On sent que la joie du Seigneur est Sa force.

Reprenons le texte verset par verset en changeant  parfois de traduction.

V 46-47« Et Marie dit : Mon âme magnifie le Seigneur»;

Marie est avant tout une adoratrice, mais pas seulement.

Le verbe « magnifier »  est en fait un hébraïsme qui signifie proprement « grandir » ou « agrandir ». Une âme élevée comme celle de Marie sent et contemple par l’Esprit la grandeur de Dieu et éprouve le besoin de la proclamer aux yeux de tous. Elle sait qu’il lui est arrivé quelque chose d’extraordinaire. Et que cette expérience témoigne d’un Dieu extraordinaire.

Elle veut que cette expérience fasse grandir dans le cœur des humains toutes les perfections de Dieu, parce qu’ils apprendront à les connaître mieux au travers de son expérience.

Elle n’adore pas seulement dans son cœur, elle proclame la grandeur de Dieu. Autrement dit c’est une prédicatrice.

Cette première phrase : « Mon âme magnifie le Seigneur » fait écho à la première phrase du « Notre Père, Que ton nom soit sanctifié. »

V47 : « et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur »

Le verbe est au passé alors qu’au verset précédent il est au présent. Le verbe « s’est réjoui » se rapporte donc à un moment précis, dont Marie conserve le souvenir et on a supposé que ce moment est celui où elle reconnut que la promesse de Dieu était accomplie en elle, c’est-à-dire le moment où elle sut que Jésus était maintenant conçu en elle par le Saint-Esprit.

En arrivant chez Elisabeth, elle le savait déjà. Elle savait que la parole de l’ange Gabriel s’était accompli.

Dans ces deux versets, Marie donne à Dieu deux noms qui ont leur signification : Seigneur et Sauveur. Le regard de sa foi pénètre beaucoup plus loin que le moment présent.

Il s’étend jusqu’au salut du monde que Dieu allait accomplir.

33 ans avant la croix qui allait transpercer son âme, elle prophétise sur le salut du monde. Bien avant que le Nouveau Testament ne commence à être écrit, elle sait que la mission de son enfant sera le salut du monde ! C’est phénoménal : à tout juste 14 ou 16 ans elle prophétise sur elle-même, son enfant et sur le monde entier. Une telle maturité, une telle foi sont très rares.

V48 : "parce qu’il a jeté les yeux sur l’humiliation de sa servante" 

Marie emploie ce mot très fort d’humiliation qui ne veut pas dire l’humilité. Mais elle parle de son abaissement, de sa pauvreté bien qu’elle descendait des rois de Juda. Savoir qu’on est une princesse, une fille de roi et vivre dans la pauvreté devait être difficile, dans un milieu ambiant où les richesses matérielles accréditaient la thèse que vous étiez bénis et maudits si vous n’en n’aviez pas.

Même si Marie est restée pauvre, elle savait qu’elle venait d’être élevée et bénie d’une bénédiction à la fois physique et spirituelle, que cette bénédiction était unique puisqu’aucune autre femme ne pourrait avoir la même. L’ange Gabriel lui a même dit qu’elle avait la faveur de Dieu parmi toutes les femmes de son époque.

Et Marie sait que cela a plus de valeur que toutes les richesses de la terre. Elle sait déjà qu’elle a été bénie de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en son fils.

Elle a expérimenté que Dieu est celui qui vient au secours du pauvre abandonné sur un tas d’ordures et placé ensuite devant et parmi les notables du royaume des cieux.

Elle a toujours regardé à Dieu et Lui de Son côté l’a regardée dans son humiliation. Elle a toujours regardé à Dieu dans les Ecritures et maintenant c’est elle qui écrit une page du Nouveau Testament, l’une des plus magnifiques. Marie est donc aussi auteure de la Parole de Dieu.

Alors qu’elle ne savait sans doute ni lire ni écrire, elle devient auteure et héroïne de plusieurs chapitres des Evangiles.

Elle sait que Dieu l’a élevée vraiment très haut, qu’elle a une haute destinée. Et Son cœur en est rempli de joie.

« Car voici, désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse »

Au verset 45 on a vu qu’Elisabeth avait dit à Marie qu’elle était bienheureuse parce qu’elle avait cru. Et Marie le reprend dans son cantique. C’est le mot grec « Makarios ». J’explique ce terme tout à la fin de mon livre « Le jardin des bénédictions ».

Mais par égard pour ceux qui n’ont pas acheté mon livre, je vais reprendre le sens de ce mot « Makarios ».

Il signifie « béni, heureux, bienheureux ». Mais son sens profond est plus qu’un simple bonheur. Il s’agit du contentement et de la joie associée à une relation étroite avec Dieu ou une vie en accord avec sa volonté.

Makarios fait donc référence à un bonheur en lien avec la divinité et à la félicité, indépendamment des circonstances matérielles, des réalisations personnelles, du statut social, de la richesse, du pouvoir ou de la bonne fortune. C’est un état de bonheur durable et qui siège même au milieu des épreuves !

A la différence des joies et plaisirs passagers qu’offrent les possessions matérielles ou des réussites ponctuelles, la personne qui est « Makarios » expérimente la félicité, un bonheur parfait, provenant de l’accomplissement spirituel dans la connaissance et le service de Dieu.

Les « Makarios » sont ceux qui sont spirituellement riches.

On comprend encore mieux pourquoi Marie dit qu’elle se réjouit en Dieu Son sauveur car Il a jeté les yeux sur son humiliation. De pauvre elle est passée au statut des Makarios, c’est-à-dire des plus riches de la terre et des cieux.

Makarios est cité 50 fois dans le Nouveau Testament. Le passage ou il est utilisé plusieurs fois est le sermon sur la montagne.

On remarque à quel point Marie et Jésus sont intimement liés jusque dans leur vocabulaire et dans leurs idées.

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus explique bien que le bonheur des Makarios ne résulte pas des circonstances de la vie, car toutes les valeurs sont inversées : les pauvres sont riches, les tristes seront consolés, les persécutés sont heureux…

Marie sait que le bonheur Makarios ne résulte pas des circonstances de la vie, mais il intervient lorsque le Christ et le Saint-Esprit viennent habiter une personne.

Elle est toujours impliquée dans la réalité du monde, mais au travers de sa communion avec Dieu et de sa dépendance à Dieu, elle devient indépendante du monde.

C’est Dieu qui fait tout pour elle. Elle le reconnaît au verset

V49 : « Car Dieu le Tout-Puissant a fait pour moi des choses magnifiques »

Il est certain que Marie a reçu une grâce très particulière mais nous aussi nous pouvons devenir comme elle, des Makarios qui expérimentent le bonheur parfait et la félicité dans la dépendance à Dieu, dans l’accomplissement spirituel grâce à notre service pour Dieu et notre relation avec LUI.

Nous pouvons nous associer pleinement à elle car nous aussi portons le Christ en nous et sommes appelés à le faire grandir en nous pour l’amener à la pleine stature.

Lors de la réunion RNC  jeudi soir avec Jean-Marc Potenti, il a rappelé que parvenir à la pleine stature du Christ ce n’est pas manifester les 9 dons du Saint Esprit mais c’est développer le fruit de l’Esprit et avoir le caractère de Christ.

Et justement dans les versets suivants, Marie développe les vertus du caractère de son fils :

« Il est le Dieu saint, il est plein de bonté en tout temps pour ceux qui le respectent. »

On voit donc la sainteté et la bonté de Dieu, dans ce caractère. Sainteté et bonté résume bien d’ailleurs le fruit de l’Esprit.

Ensuite elle nous parle de Sa puissance. On a trop longtemps prêché un évangile sans puissance. Or à partir du V51 :

V51 : « Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé ceux qui étaient orgueilleux dans leur cœur, il a renversé les rois de leurs trônes et il a placé les humbles au premier rang. Il a comblé de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches les mains vides. »

On voit que la puissance de Dieu est intimement mêlée à Sa bonté. Le moteur des dons et de la puissance c’est l’amour.

Dans les derniers versets du Magnificat, Marie élève son regard à la manière des prophètes de l’Ancien Testament : elle emploie des verbes au passé pour annoncer ce que fera son fils comme si cela était déjà accompli.

C’est tellement sûr et certain pour elle, elle ne doute pas un seul instant et elle est au clair sur sa propre identité et aussi sur celle de son Fils alors qu’elle n’a que 14 ans. C’est extraordinaire une telle conscience spirituelle et un tel discernement.

Elle annonce en quelque sorte le sermon sur la montagne : Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés, heureux ceux qui ont faim car ils seront rassasiés, etc…

Elle célèbre ce Dieu qui l’a appelée, alors qu’elle est la plus humble des filles d’Israël et qu’elle va donner naissance au Messie. Elle reconnaît que Dieu rejette toutes les idées de grandeur humaine.

Le principe du règne que son Fils va établir et qui transformera le monde, sera d’élever quiconque s’abaisse et d’abaisser quiconque s’élève.(Luc 14 :11 et 18 :14). C’est l’inversion totale des valeurs de notre société.

V 54 :" Il est venu en aide au peuple d’Israël son serviteur : Il n’a pas oublié de manifester sa bonté envers Abraham et ses descendants, pour toujours, comme il l’avait promis à nos ancêtres."

Et comme tous les prophètes elle annonce la délivrance du peuple d’Israël, le véritable Israël, celui qui sert, qui craint Dieu, qui continue de l’aimer même accablé sous l’oppression et la misère.

Ce reste d’Israël, et bien Dieu l’a secouru en son Fils, Il a pris sa cause en main, s’est chargé lui-même d’accomplir sa délivrance.

Et dans cette délivrance, Marie voit la fidélité de Dieu qui se souvient de sa miséricorde éternelle envers Abraham et sa descendance, conformément à ce qui avait été annoncé par les prophètes. A travers Marie et Jésus, Abraham et ses descendants sont représentés comme étant les objets de la miséricorde de Dieu dans l’accomplissement des promesses.

Donc Marie prophétise sur l’avenir de son fils et sur l’avenir du reste fidèle de sa nation et sa prophétie confirme l’Ancien Testament. Le don de prophétie ne contredira jamais la Parole de Dieu, il la confirmera et proclamera Son accomplissement.

Marie est une vraie prophétesse selon les critères de l’Ancien Testament et selon ceux du Nouveau.

Elisabeth sa parente perçoit en esprit la haute destinée de sa cousine Marie.

Au verset 43, elle lui dit : Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Elle qui est âgée manifeste l’honneur envers Marie qui n’a que 14 ans. Je trouve que le monde protestant manque parfois de manifester suffisamment d’honneur à Marie.

Lors de la dernière soirée AIMG, notre pasteur a souligné l’importance d’honorer son père et sa mère quand bien même ceux-ci seraient morts. « Honore ton père et ta mère. C’est là le premier commandement suivie d’une promesse. »

Croyez-vous que Le Seigneur Jésus qui a accompli toute la Torah, manque d’honneur à sa mère ? Croyez-vous qu’il apprécie quand sa maman est déshonorée ou tournée en ridicule ? Certainement pas.

Nous pouvons marquer de l’honneur à l’égard de Marie et c’est ce que nous avons fait ce matin au travers du Magnificat.

Nous pouvons aussi la prendre pour modèle.

Marie était une prophétesse au regard protestant charismatique :

Elle était une adoratrice qui mémorisait les Ecritures et gardait tous les événements dans son cœur, de sorte qu’elle a été héros de la foi et auteure de passages du Nouveau Testament.

Elle a reçu Christ en elle et l’a laissé grandir en elle et à ses côtés.

Elle a pratiqué les dons de l’Esprit : discernement, connaissance et prophétie,  et proclamé un Evangile de puissance après avoir expérimenté le miracle de Dieu en elle.

Elle avait du discernement sur son identité et sur celle de son fils premier né. Elle est la première à avoir fait partie des Makarios de Dieu, les bénis du Père céleste, qui dépendent uniquement de Dieu et vivent dans la félicité grâce à un accomplissement spirituel dans le service de Dieu et la relation étroite et intime avec Lui.

Elle savait que les deux vertus cardinales sont : la sainteté et la bonté, le véritable fruit de l’Esprit. Elle ne restait pas seule mais elle savait se rendre auprès de ceux qui vivaient des expériences similaires à elle.

Je prie, qu’homme ou femme, nous soyons tous des Marie et des Makarios.

 

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